Résumé
Avec une nouvelle majorité, le gouvernement fédéral libéral fait désormais face à moins d’obstacles pour faire adopter des lois qu’il n’en aurait rencontrés dans un Parlement minoritaire. Toutefois, son statut majoritaire ne réduit en rien la nécessité de négocier avec ses partenaires au sein de la fédération, c’est-à-dire les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que les gouvernements et les communautés autochtones.
Le plus récent sondage montre que, malgré l’urgence associée à la construction de nouvelles infrastructures de transport et d’énergie afin d’accroître les exportations énergétiques, la majorité des Canadiens continuent de préférer que le gouvernement prenne le temps nécessaire pour parvenir à des ententes, que ce soit avec les provinces et les territoires ou avec les communautés autochtones.
Cette constatation comporte deux aspects notables. Premièrement, la popularité apparente du gouvernement fédéral actuel dans les sondages ne se traduit pas par un chèque en blanc que les Canadiens lui accorderaient pour agir sans l’appui ou l’accord de ses partenaires provinciaux ou autochtones. Deuxièmement, on n’observe généralement pas de « double standard » : dans l’ensemble, les Canadiens sont tout aussi susceptibles d’insister sur la nécessité d’obtenir l’accord des communautés autochtones que celui des provinces.
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Abstract
With a new majority, the federal Liberal government now faces fewer obstacles in passing legislation than it would have in a minority Parliament. Nonetheless, the government’s majority status does not diminish the need to negotiate with its partners in the federation – provincial and territorial governments, and Indigenous governments and communities. The latest Confederation of Tomorrow survey shows that, notwithstanding the urgency attached to the need to build new transportation and energy infrastructure to help increase energy exports, most Canadians continue to prefer that the government take the time it needs to reach agreements, whether with the provinces and territories or Indigenous communities.
There are two notable aspects of this finding. The first is that the current federal government’s apparent popularity as measured in the polls does not translate into a blank cheque from Canadians for it to proceed in the absence of agreements with its provincial or Indigenous partners. The second is the absence, broadly speaking, of a double-standard: on the whole, Canadians are just as likely to insist on the need for the agreement of Indigenous communities as they are the agreement of provinces.
Consultez le dossier complet : Building Faster? (11 mai 2026).
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